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Quel Justice pour mon pays?

Posté par: Toobalist Annonces Gratuites| Samedi 02 juillet, 2016 01:07  | Consulté 464 fois  |  0 Réactions  |   

Nos politiciens apprendraient beaucoup de feu Mohamed Ali paix à son ame.

A l’apogée de sa célébrité le fameux boxeur s’est vu dépouillé de son titre de champion de boxe pour ses convictions personnelles. Avant les louanges qui venaient de partout du monde d’ après sa mort, Mohamed Ali a du se battre pour ses convictions personnelles contre le gouvernement Américain.

Mohammed Ali a refusé de se circonscrire dans l’armée et participer à la guerre du Vietnam à cause de sa religion musulmane. Ali avait nargué l’administration américaine en son temps soutenant qu’il n’avait rien contre les Viet Kongs et se demandait pourquoi il allait faire la guerre à des milliers de kilometres contre les vietnamiens alors que dans son fief de Louisville les noirs n’avaient pas les droits les plus élémentaires.

Avec un verbe moqueur, Ali avait bouleverse la conscience américaine en son temps, comment cet homme noir qui s’était converti à l’islam et avait changé son nom osait t-il tenir à l’administration américaine et criait sur tous les toits qu’il était Noir et fier chuchotait –on dans les chaumières américaines. Mohammed Ali est resté quatre ans sans un combat de boxe à l’apogée de sa force, malgré la dèche totale Ali ne s’était pas incliné devant ses ennemis qui voulaient briser cet “ Homme Noir arrogant” disaient t-ils.

Ce qui manquent à nos politiciens c’est cette conviction personnelle, croire dur comme fer à ses idéaux et donner même sa vie pour ses idéaux.

Au Sénégal, les politiciens se succèdent au palais Roume et à l’hémicycle mais les attitudes ne changent pas, les comportements sont toujours les mêmes. L’homme politique sénégalais depuis la nuit des temps agit de la même façon à la recherche de  é la fortune et du gain personnel sans souci pour le bien être du bas peuple: cela est la seule constante dans l’arene politique sénégalaise. Les alliances se font et se défont en suivant le vent du pouvoir et la transhumance ou reniement de valeurs personnelles est un commun chez la classe politique sénégalaise.

Avec l’alternance de 2000 le peuple sénégalais avait cru que le Pape du Sopi qui avait des années durant postulé à la magistrature suprême allait changer les choses mais la montagne avait accouché d’une souris, la même sauce de gabegie, clientélisme, corruption, détournement massif de denier public et boulimie foncière avaient caractérisé le règne d’Abdoulaye Wade que le peuple avait fini de vomir au profit d’un “ prophète Hal Pulaar “venu de Fatick qui avait promis de faire de la rupture son cheval de bataille.

A l’entame de son magistère Macky Sall fit de la poursuite des biens mal acquis son objectif premier et réactiva la CREI (Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite) défunte sous le règne d’Abdoulaye Wade. D’aucuns y virent une volonté manifeste du nouveau président de faire une rupture définitive avec les politiques d’antan.

Plusieurs hauts responsables du parti démocratique sénégalais, ses anciens camarades de parti furent convoqués par la CREI et sommes d’expliquer l’origine de leurs biens et richesses spontanés, certains d’entre eux furent arrêtés, d’autres furent interdits de sortie du territoire sénégalais.

Le peuple se délecta : “ Ha Waay Macky Moko Yoor “ et cru que le messie qui allait apporté la rupture tant attendu était la. Des semaines durant, des mois durant on ne parla que des biens mal acquis, de la CREI, des milliards volés par ci, des comptes offshore dans les paradis fiscaux . Partout , dans les grands places, les lieux de travail, a la télé le sujet principal était la traque des biens mal acquis.

Des mois passèrent, des années passèrent, des millions furent dépensés pour traqués des milliards qui reviendraient de droit au gorgoolou senegalais qui ployé sous le poids de la vie chère et qui n’avait pas vu un kopeck depuis le depuis de la traque des biens mal acquis et qui commençait à comprendre qu’il avait été le dindon de la farce et d’une comédie nauséabonde.

Un nouveau refrain commença à faire le tour du pays, “ deuk bi dafa Macky “, le peuple etait fatigué, le gorgoolou ne savait plus ou en donné de la tète, les promesses tant tenus ne s’étaient point réalisées et de milliards ils n’avait qu’entendu le mot de la bouche du nouveau gouvernement.

Le gorgoolou avisé se demanda si la traque des biens mal acquis et tout ce tintamarre médiatique n’était pas juste une arme politique que le pouvoir en place voulait utiliser pour mettre aux pas l’opposition politique.

Bingo! Plein dans le mille, le gorgoolou avisé avait vu juste, des alliances se nouèrent encore derrière son dos et petit a à petit les voleurs de Milliards humèrent l’air de la liberté. Meme la dame aux fameuses cuillerées de 100.000 fcfa et aux flash drives de 200 000 fcfa l’unité fut libérée . Juste comme ca ! Case closed pour la plupart des rapaces du régime d’antan. Entre temps un marabout tartuffe qui promets le paradis à ses ouailles soulés de promesses paradisiaques, un bouffon des temps modernes assassina deux de ses taloubés et les enterra presque vivants.

Le gorgoolou s’offusqua : “Li dou Yoon , Cheikh bi Daniou ko wara Teuthieu” , le pouvoir en place entendu la clameur populaire et s’empressa d’arrêter le Cheikh Tartuffe manu militari et son procès s’enclencha. Le Gorgoolou crut que cette fois ci la rupture allait bien avoir lieu et que le cheikh bandit allait être emprisonné.

Pas si vite, des mois passèrent et puis un beau jour comme par enchantement le Cheikh Tartuffe bénéficia d’une liberté provisoire pour aller se soigner nous dis t-on. Le Gorgoolou se mordis la langue et pesta contre le régime en place, il ne pouvait comprendre que Madior son neveu qui n’avait pourtant volé qu’un poulet parce qu’il avait faim croupissait depuis cinq ans en prison et que le Cheikh Tartuffe qui avait assassiné deux de ses ouailles humait l’air de la liberté! Bon sang de bon Dieu la rupture tant promis par Macky n’était pas pour demain alors !

Des mois passèrent , le gorgoolou vaqua à ses occupations à la recherche perpétuelle de sa pitance journalière, alors que les clameurs de la traque des biens mal acquis commençaient à s’estomper on lui fait part d’un feuilleton plus rocambolesque, un chanteur célèbre fut arrêté par la fameuse DIC pour usage de faux billets d’une valeur estimée à plus de 42 milliards , une somme colossale capable de faire dérailler l’économie d’un pays . Gorgoolou était certain que cette fois ci la justice de son pays ne croiserait pas les bras, il exulta de joie quand le chanteur de Mathiou fut envoyé à Reubeuss, enfin se dit il :il y’a une justice dans mon pays !

Des mois passèrent, la clameur s’estompa, des alliances se nouèrent, des visites aux autorités religieuses de la place se firent et un beau jour Pouf ! L’homme aux milliards de faux billets fut libèré et huma l’air de la corniche, gorgoolou crut qu’il allait avoir un infarctus. Mais que diable se passe t-il dans ce pays ? La justice était-elle juste pour les badolos ? Gorgoolou rouspéta comme d’habitude et la clameur s’estompa de nouveau, la vie avec son cortège de frustrations et de peine repris le dessus.

Des jours passèrent, des mois passèrent, Gorgoolou ouïe dire que les journaux de la place chuchotaient que le plus grand bandit, le plus grand voleur de milliards que le Sénégal ait jamais connu selon la CREI, le ministre de la terre et des cieux sous le régime d’Abdoulaye Wade son père allait être libèré.

Gorgoolou n’y prêta guère attention et songea que les journaux ne voulaient faire que du buzz, les temps sont durs ils faut qu’ils paient leurs factures aussi. La clameur devient de plus en plus forte, des alliances se nouèrent, des réunions secrètes furent tenues nuit . Les jours passèrent la clameur s’obstina et refusa de s’estomper . Non Non se dit Gorgoolou ils n’osent pas! Apres toutes ses promesses, après tous ses millions perdus pour l’inculper , après tout ce temps perdu ! Non ils n’osent pas me faire ca !

Et puis un beau jour , pendant qu’il coupait son jeune durant le mois béni du ramadan, gorgoolou vit le “ prophète Halpulaar “ à la télé . on dirait que le jeune ne l’avait point touché tellement il était joufflu et à beau embonpoint au contraire du gorgoolou chétif croulant sous la chaleur .

L’homme de Fatick , celui la qui avait fait tant de promesses, qui lui avait garanti que les choses allaient se passer différemment sous son magistère, fit une déclaration qui lui transperça le coeur: il allait gracier le ministre des cieux et de la terre, le “ plus grand voleur de milliards” selon la CREI que le Sénégal ait jamais connu. La datte qu’il mangeait lui passa à travers la gorge , gorgoolou fut foudroyé sur le champ et tomba raide mort …

Quelle justice pour mon pays? Ce furent les derniers mots qu’il prononça durant sa misérable vie…

 

 L'auteur  Toobalist Annonces Gratuites
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Mots Clés: Karim, Crei
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